INSIDE LE BLOG

Quoi de neuf chez Inside Surf School ?

Moz sur la première marche d’Antofagasta !

 

Bodyboard Championnat du Monde GQS -  IBA

Amaury Lavernhe remporte l’étape d’Antofagasta (Chili)

Après avoir quitté Tahiti pour rejoindre Santiago du Chili, Moz a enchaîné directement sur Antofagasta, jolie petite vague Chilienne pour un GQS 6 Stars doté de 40.000$ de prix. Avant la grosse épreuve Grand Slam d’Arica (Chili) qui va commencer dans quelques jours.  En quittant Papeete où il a eu l’occasion de profiter en free-surf d’une houle divine, l’envie de scorer lui chatouillait les palmes après son résultat décevant au GQS Port Macquarie Festival (Australie).

 » Je devais faire un résultat, pour reprendre confiance et pour marquer mon territoire. D’autant que le tableau était tout à fait accessible, » commentait Amaury en quittant Papeete avec Yoan Florantin. Le Team Reunion comptait quatre riders pour cette compétition GQS: Charly Chapelet, Pierre Barthelier, Yoan Florantin et Moz. Antofagasta est une ville au Nord du Chili, au Sud d’Iquique et d’Arica, mais c’est la première fois que tour IBA vient y faire escale. Une vague consistante, choisie pour sa régularité par l’IBA, La Cupula appelée encore El Poder Domo (traduisez Le Dome Pouvoir) a permis à Amaury d’exprimer sa suprématie et son appétit de victoire à loisir. Après avoir sorti son « frère » Dave Hubbard l’Hawaïen en demi-finale (15,10 pts à 14,37 pts), Amaury s’est offert la finale.

« L’ambiance au Chili est superbe, le public très nombreux, motivé et très respectueux. Le niveau du contest a permis de voir de belles séries tout en gardant une bonne ambiance. C’était  émouvant de me trouver en finale contre le local Alan Munoz : le public espérait sa victoire mais moi je voulais la mienne… » Et le public n’a pourtant pas été déçu car Munoz s’est bien battu au début de la série  avec deux vagues consécutives à 6,67 et 5,27 pts. Amaury avait quant à lui 5,10 et 6,43 pts au compteur au premier tiers de la série. Les vagues se sont espacées et dès la première vague banquable Moz a réussi une vague 7,83 passant à 14,26 pts contre 13,94 pts à 10 minutes de la fin.  Alan Munoz n’a pas pu rattraper son retard, surtout dans les cinq dernières minutes où Amaury avec une vague magnifique à 9,10 pts  a mis le Chilien « combo » c’est à dire distancé de plus de 10 points, donc hors jeu pour des dernières minutes. Mais beau joueur, Alan Munoz a tenté une jolie dernière vague à 7,33 pts  deux minutes avant le gong, histoire de laisser le public chilien l’applaudir une dernière fois et de s’incliner avec panache.  Amaury a été ovationné et assailli par les médias locaux, il est en effet très populaire en Amérique Latine, d’abord par ses performances et ses podiums au Péru et au Chili mais surtout car il est le seul non-latino du Tour mondial à parler parfaitement espagnol.

« J’ai mené la finale en laissant monter la pression, j’ai scoré de plus en plus fort, car la confiance s’installait au fur et à mesure. Les man on man de trente minutes sont des conditions idéales pour s’exprimer et scorer haut. »

Heureux de son résultat qu’il espérait au fond de lui, Amaury va prendre l’avion lundi 14 direction Arica, plus au Nord, à deux pas de la frontière Péruvienne. Là-bas, c’est du lourd qui l’attend: le Grand Slam et ses « tueurs » dont Amaury, qui se battront sur la vague mythique d’Arica , une dalle affleurante redoutable mais diablement efficace car battue par la houle pacifique qui arrive du large sans avoir rencontré le moindre obstacle. Une des vagues préférées d’Amaury. Sur laquelle il a déjà fait des podiums, dont une magnifique seconde place en 2010. Rendez-vous au pays des vagues d’acier. Avec Pipe Line à Hawaï, sans doute les plus difficiles à vaincre sur le Tour IBA.


La Réunion fait son show

Yoan Florantin est sorti au Round 5 et Charly Chapelet au Round 6, éliminé par Damian King (leadaer du Classement GQS). Le jeune Pierre Barthelier a continué la compétition avec brio. Premier dans les séries des Rounds 5 et 6 il s’est retrouvé en quarts de finale contre Amaury. Et là les deux Réunionnais se sont livré une rude  bataille  qui a entousiasmé le public,  profitant des bonnes séries de vagues pour s’intimider mutuellement. Amaury a marqué son territoire dès le début, Pierre a tenté de répondre, ainsi de suite pendant cette série digne d’une finale qui s’est terminée par la victoire d’Amaury avec 18 pts (8,33 et 9,67pts) à 16,43 pts (8,93 et 7,50 pts). Les commentateurs emballés ont largement parlé de l’île de La Réunion, comme une usine à surfeurs de haut vol, comme Amaury ou encore Florès en surf et de la solide présence Réunionnaise sur le Tour.

« Il y a quelques années encore, on n’imaginait pas un champion du monde Européen, encore moins Réunionnais. On apercevait parfois quelques Réunionnais sur certaines étapes. Avec un leader comme Amaury, La Réunion devient un point de mire. C’est une île au potentiel énorme. Ce rider est réellement une source d’inspiration. »

commentait Terry McKenna le directeur général du Tour IBA.

Merci à Amaury et ses proches pour c’est belle nouvelles, histoire à suivre !

Aloha

 

Yann Salaun New Inside Team rider 2012 !!!

Ti Yann, Yann, Yannous… Un pur produit breton comme il en existe des tonnes, à la différence que celui-ci est de la graine de champion.
Bodyboardeur emblématique de sa région, depuis son sacre à la Torche en 2006, Champion d’Europe cadets en 2008, 1/8 de finaliste au GQS des Açores 2011 et actuellement 3 du circuit national FFS. Aucun problème la dessus, Yann Salaun a encore des choses à nous montrer des compétitions à gagner et surement de nombreux récits de voyages à compter. Yann est entré dans le team Inside après une brève discussion lors des championnats de France 2011. Je lui ai proposé mon aide. Un regard extérieur avisé sur sa manière de surfer. Répondre à ses questions, ses attentes, lui faire part de mon expérience, que cela soit en compétition ou pour arpenter le monde et ses vagues.

1/Yann bonjour, toute l’équipe d’Insidesurfschool est très heureuse de te compter à ses côtés. Et que l’on fera tout le nécessaire pour t’aider à riper encore cette année ! Ok, afin que les choses soient claires pour toute et tous, qui es tu, que fais tu, où vis tu (en plus de meurais) ?

J’ai 19 ans, je vis à Locmaria-Plouzané, une petite commune près de Brest. Cette année, je termine ma seconde année de Bachelor en management à l’école supérieure de commerce de Brest pour enchainer sur la 3ème année (rentrée 2012). Après ça Masters, BP surf… ? l’avenir me le dira. Et bien sur, je surfe un peu partout sur la côte Brestoise et Finistérienne à la recherche de bons surfs avec mes amis,

2/Il serait très instructif de savoir un petit peu ton parcours scolaire au travers de toute ses compétitions. Pas trop difficile à gérer ?

J’ai eu mon BAC ES il y a 2 ans, et je suis à l’école de commerce de Brest où ça se passe vraiment bien. Bénéficiant du statut de sportif de haut niveau, je peux aller m’entraîner régulièrement dès qu’il y a une session à se mettre ou alors partir en compétition, l’ESC tolère cela et ça se passe très bien. Je rattrape tous les cours que j’ai loupé pour ne pas être à l’arrache pour les exams. Partiels dans 2 semaines, y a du boulot entre les révisions et les projets de groupe, mais rien ne vaut une bonne session entre les révisions pour changer d’air.

3/ L’équipe de France t’a sélectionné en 2008 pour les championnats d’Europe au Maroc, je crois savoir que cela ne s’est pas trop mal passé non ?

Ça s’est très bien passé même ahahah. C’était ma 1ère sélection en équipe de France, je ne connaissais pas ce genre de compétition, ni le niveau qu’il y avait, mais je me suis préparé en surfant au maximum pour être prêt. J’ai passé série après série pour arriver en finale, où j’ai terminé 1er. Ca reste un de mes meilleurs souvenirs, l’ambiance de l’équipe, des bonnes conditions pour les finales, et mes parents qui étaient là pour fêter ça avec moi ! C’était diiiiiinnngue !!!

4/ J’imagine wouaaa Félicitation ! La Bretagne ça caille quand même, l’hiver vous avez des bottes secrètes pour vous réchauffer avant ou après les sessions, quelques activités extra-bodyboard ?

Ça sur caille même ahaha ! Mais bon on sait que chaque hiver, on a le droit au froid alors on n’y pense plus. C’est sur qu’on est blazé à l’approche de l’hiver et du froid, mais au final on surfe autant, voire plus, comme il y a souvent du swell… ! Les foots en salle le mardi soir avec les gars motivés, ça aide pour le cardio. Ou alors une activité avant un surf : mettre le chauffage à bloc dans sa caisse pour moins sentir le froid. Pas de bottes, juste de chaussettes de ski dans vos chaussures et là tes pieds sont au mieux quand tu sors de l’eau héhé.

5/ AHahahah ! Et comment ça se passe chez toi niveau spots, sans me parler des secrets spots, ya bon, ya où ?

Sur Brest nous n’avons pas des vagues géniales, ça tout le monde le sait. Mais on a de quoi surfer toute l’année et avec des bonnes sessions par ci, par là. Après c’est sur, si tu peux bouger tous les jours avec ta caisse, tu peux vraiment scorer en BZH toute l’année entre la côte du 56, 29, 22 y a moyen de trouver du bon surf très souvent. Je surfe particulièrement du côté de Brest, où les spots sont blindés de monde… Malheureusement, j’ai trouvé que les derniers surfs étaient plus tendus niveau ambiance à l’eau, c’est dommage d’en arriver là, les gars respectent de moins en moins…

6/ Plus de monde plus de frictions dommage…T’as voyagé pas mal cet hiver, Açores, canaries quelques souvenirs, histoires à nous raconter ?

Carrément ! Bonne expérience aux Açores avec ce résultat, hâte de repartir avec toi pour faire encore mieux. Sinon une session EPIC avec Jean Sébastien Geffroy au Fronton, y avait 2.5m ptête plus et moins par moment. On est arrivé tôt au spot, on voyait des énormes vagues tombées sur la dalle c’était vraiment effrayant ahah, on a attendu avec Jean Seb que du monde arrive. Là Aitor Ojeda (pro canarien) débarque avec un caméraman aqua, il nous a conseillé d’attendre que la marée monte un peu. Mais dès qu’il s’est jeté à l’eau, on l’a suivi et c’était fou ! Après d’autres gars sont arrivés (uevedo, Ornes, Elioot morales et plein d’autres…) Les gars étaient cools à l’eau tellement c’était fat et effrayant (fin pour nous, eux étaient sereins) et qu’il fallait se motiver. Une des meilleures sessions en termes d’adrénaline.

7/ Tes projets pour 2012, vas-y balance !

Je pars au Mexique pour participer au Mexico pro à Puerto Escondido. J’espère que ça va être dingue mais je pense que ça devrait l’être. Sinon j’ai également prévu d’aller à Puerto Rico et peut être Canaries si je n’ai pas d’examens à ce moment là. Et peut être un petit trip au Portugal avec toi Guil héhé. Si j’ai assez de budget, j’aimerais faire une autre compet IBA…

8/ Une journée de surf trip avec un Yann ça donne quoi ?

De la route, écouter du son qui te motive à rider, des bons amis, des bonnes histoires à raconter, des fous rires interminables et du scoring évidemment

9/ Une soirée avec un Yann ça donne quoi ?

Ah ah pourquoi cette question ? Un bon apéro avec les collègues, les marches dans les rues brestoises pour aller au Vauban écouter du bon son ! Ou alors un bon festoche aussi, en Bretagne on en a plein donc point de vue fiestas on est pas mal !

10/Merci jeune padawan, le dernier mot il est pour toi, fais en ce que tu veux.

D’abord, merci à toi Ghislain pour cette interview et le soutien que tu m’apportes via Insiiiide, ça m’a vraiment aidé pour la fin 2011 et ce début d’année 2012, faut qu’on continue dans cette lancée ! Merci également à Kanabeach qui me soutient depuis tout jeune et à qui je souhaite une longue vie, à Watt Bodyboard qui m’aide en me fournissant du matériel et avec qui on a de bons projets et bien sur à ma famille qui me soutient et me supporte. Pour finir, merci à tous mes collègues avec qui je suis souvent et le bon temps qu’on passe tant dans nos soirées, quand dans nos sessions, vous êtes bons ! Kenavo

Propos recueillis par Insidesurfschool.com

Cap au Sud !

L’appel de la route toujours et encore.

Faire et défaire son sac à dos, réviser son matos pour être sure de ne rien avoir oublié, le truc super utile est-il là, ma brosse à dents aussi ? Toutes ses questions nous nous les sommes toutes et tous posé 1000 fois avant de prendre le large pour d’autres horizons en tout sérénité et mille fois, personnellement, il me manquait des affaires!

Avec le team Freesport, c’est sur Curanipé que l’on a mis le cap cette fois-ci, à environ 8 h de route de Santiago. Une compétition du tour national Chilien si déroulait en ce mois de janvier, et plusieurs bodyboardeurs de l’académie Freesport allaient participer, dont le champion national en titre Renato Arellano.

Le sud Chilien un régal pour les yeux et les papilles. Bonne bouffe, bon surf, et bonne humeur auront été les maîtres mots de ce surf trip

Dédicace au freesport crew !
Enjoy !

Valparaiso

Valparaiso :

La houle ayant décidé de bouder la troisième semaine de notre périple, plusieurs options se présentaient. Partir, rester, bouder ou profiter ? Qu’est-ce qu’on fait ?
On reste, et on profite. Pas de vagues, c’est alors le moment de faire autre chose, marcher, flâner et se reposer, on est en vacance non, dites-moi si je me trompe ? Tout bon surfer à toujours le cœur briser de devoir quitter la plage, si celle-ci est frappée par la houle… C’est pourquoi là, fallait y aller et maintenant, c’était le créneau. Hop hop hop, tchaooo les tubes, bonjour la ville.
Valparaiso, la vieille et certainement la plus désordonnée et la plus bruyante des villes. Sanctuaire de néo-hippies, d’artistes, de vagabonds, de touristes de toutes nationalités, Valparaiso sait nous faire voyager à travers les jours et les années. Le temps s’y arrête, comme les bateaux amarrés au port. Pour vous expliquer, en bas, c’est le port (« el puerto ! »). Fenêtre ouverte sur le Pacifique. Sur le quai se trouve les usines, les garages à bateaux, c’est sale et bruyant. Les machines et les grues sont impressionnantes de part leur taille, leur forme. Toute la zone côtière est traversée par une petite ligne de chemin de fer sans âges, qui relie toutes les usines pour faciliter le transit. Un peu plus loin c’est la rue Errazuris aux portes de la ville, où de nuit, des taxis et des bus, sortent les noctambules motivés et avides de nuits turbulentes. Cumbia, rock, techno, jazz, reggeton, cual quierra hay. Afirmate, les nuits sont longues. On y revendique « Valpo n’est pas à vendre ! » « Valpo sans MacDo ! » Graffiti, musique, culture, esprit rebelle sacrement décalé. Valparaiso n’est décidément pas une ville sage.
Ca y est, nous sommes entrés dans la ville. Autour de nous se mêle les bâtisses coloniales du 19ème, les bâtiments administratifs, les restaurants et les petites boutiques en tout genre, un joyeux bordel en somme. Malgré l’étroitesse des rues et la proximité de la montagne, on trouve nombre de parcs et de places ombragés, idéal pour rêver, bavasser ou manger une glace. Les enfants y jouent, courent, crient et tombent sous l’œil dispersé des parents. Les clébards pissent sur les arbres et gueulent sur les taxis. Le soleil tape, ça sent la mer. Assis sur un banc, j’ouvre les yeux et face à moi se dresse les hauteurs, me rappelant aussi les panoramas incroyables qui m’ont déjà fait de l’œil. C’est parti pour l’ascension des flancs de la bête. Siège de plusieurs radios libre, comme Radio Placer. Les hauteurs regorgent de squats nanar où des communautés partagent et vivent librement et simplement. Des idées naissent. La banque du temps, système D oblige, le temps devient un moyen alternatif de paiement. Une heure de mon temps pour une heure du tien. Un moyen simple de faire tomber des barrières « aide ton prochain, nous dit-on ?» Attention quand même, la criminalité existe, le pays est contrasté de toute part. Même si le pays a changé de face depuis des années, de grosses inégalités existent et persistes. Les laissé-pour-compte comptent bien le faire savoir et vous avoir comptez sur eux. En soi, vigilance en solo.
Les murs, trottoirs, poubelles, et escaliers de la ville sont littéralement et systématiquement graffés, taggés, rarement propres mais toujours occupés. Comme pour les tatouages d’un bagnard, l’histoire del Puerto est écrite et s’écrit dans la chair de la ville, en ses murs la voix du peuple résonne. Ça sonne la résistante, décrite au travers d’une multitude de graffitis et de poèmes connus/inconnus. Les fissures forment les cicatrices du temps. Des peines, oui sûrement beaucoup de peine et de la joie -ça oui, beaucoup de joie ! C’est sûr, nous y sommes. Cerro Alegre, sourires et couleur, comme pour effacer la rouille de la misère. Ça se voile plus la face par là-bas, nan nan nan, terminé les années de frustrations,  où il était impossible de se rencontrer en groupe, écouter de la musique, partager et lire un livre, a à peine une génération de cela. Bienvenu ici bas, Les pirates vous saluts bien haut et surtout bien fort !

A tour de rôle

Part 1 / Petit surf entre amis

C’est bien de donner des cours et de faire le malin sur la plage. Maintenant les profs, faut les mettre à l’eau pour voir un peu le résultat.
Petite selecta pour vous mettre un peu l’eau à la bouche.

Chile compadre !

Inside Surf School VS Freesport :

Chaque samedi matin, plage des Marinéros, se donnent rendez-vous les jeunes bodyboardeurs de Vina del Mar Con-Con ou en Renaca, au sein de la « Clinic del Deporte », supervisé par Renato Arellano et moi-même.

Chaque année le niveau augmente ainsi que le nombre de licenciers. Renato est sans aucun doute la personne à contacter pour une progression efficace sur les meilleurs spots de la région. Allez à l’eau et que ça saute !!

Açores 2011 GQS and CO

Novembre sonne le départ pour de nouveaux horizons…

1/Étape Atlantique - Les Açores

La Terceira, sera l’île où je poserai mes palmes pour quelques jours, le temps que l’étape du GQS se termine.
Accueilli par Yann Salaun et Yohann Florentin, l’excitation est grande : « – j’ai mâté les prévs et cela semble être plutôt fat nan !? » « – heuuuu …. » Pour que ça rentre, il faut que ce soit bien mammouth et bien orienté, et là ce n’est pas le cas… Merde, bon tant pis, je suis un peu fatigué de mon voyage, ce sera mieux demain. Mon hôtel est le centre névralgique de toute ou presque toute la délégation brésilienne, plutôt sympa les voisines. Julien le Sehan, Yann Salaun et moi, logeons la même chambre, à 30 secondes du reste du crew, composé de Boula, Peck, Julien et Dereck, le quartier général en somme.

La compétition aura été d’un niveau élevé. Le reef à fleur d’eau, les vagues très aléatoires, le déplacement du site de la compétition après deux jours d’interruptions, n’auront pas réussi à la majeure partie de nos troupes. Anne-Cécile Lacoste, la seule représentante féminine française, se fera remarquer des autres filles du tour, par la qualité de son surf. A quelques secondes près Anne-C perdra en ¼ de final. Dereck Crater, Bertrand Druard 1er tour, Julien Miremont 2ème tour. Néanmoins, Julien le Sehan et Yann Salaun passeront le cap du 2ème tour.

Yohan Florentin sera éliminé en ¼ de final. Heureusement, c’est sans compter Pierre Louis Costes, qui réussit, de manière magistrale dans des conditions ultra limite niveau sécurité, tant la vague cassait sur le reef acéré, à imposer sur son surf contre Hugo Pinheiro. Eunate Aguirre se retrouve elle doublement couronnée après sa victoire sur Isabela Sousa en final de cette étape : championne du Monde IBA 2011 et championne ETB. Chapeau mam’zelle !
Durant ce trip sur la Terceira les vagues n’auront pas toujours été à la hauteur de nos espérances, mais bon, toujours plus, est la devise d’un bodyboardeur, nan ?
Le reste de mon temps sur l’archipel des Açores se passera sur une île voisine. En tout point de vue différent, décors grandioses et spots moins capricieux. Sylvain Langlet et Bertrand Druard seront mes compagnons de route à la traque de la moindre ondulation et restos à trois sous.
Histoire à suivre

Voyage voyage…
Par Ghislain Vaginay – insidesurfschool.com

Interview Emeline Loiseau

Tu as fais une super performance au championnat de France cette année, raconte nous un peu, tes championnats à toi.

Je ne pensais pas être qualifiée pour les championnats de France cette année vu que c’est ma première année de compétition. Quand je l’ai appris, j’étais vraiment très contente. Je ne savais pas du tout le niveau des filles. J’y suis allée sans stress car je pensais être éliminée rapidement. Je voulais absolument passer au moins le premier tour, ce que j’ai réussi à faire. Ensuite, les demies-finales, l’ambiance était vraiment géniale car tous les surfeurs qualifiés de la ligue s’entendaient bien et on s’encourageait tous. Après quelques conseils de Ronan et de Ghislain, je vais à l’eau pour ma série.

Les vagues étaient parfaites pour moi, je prends deux bonnes vagues. Et j’entends le commentateur dire que j’étais deuxième ! Cela m’a vraiment motivée. J’étais en finale ! Les vagues ont commencé à être plus brouillées, il y avait du clapot.. On se met toutes à l’eau mais je n’arrivais pas à choisir les bonnes vagues. Je finis 4ème, je suis vraiment contente de ma place car je ne m’y attendais vraiment pas ! Mais j’espère faire mieux l’année prochaine !

Ce que tu penses de ta première médaille ?

Je suis très contente parce que je ne pensais vraiment pas être sur le podium dès mes premiers championnats de France. Je suis ravie d’offrir ma première médaille au club qui soutient les compétiteurs tout au long de l’année. Ainsi qu’au team de Ghislain Vaginay que j’ai eu la chance d’intégrer cet été.

Ce qu’elle représente pour toi ?

Une grosse motivation pour la saison prochaine !! On a de la chance d’avoir une super ambiance dans le groupe compétition et j’espère qu’on sera plusieurs à accrocher des podiums dans un avenir proche !!

Dis-nous un peu quelles sont les raisons qui t’ont motivées à faire du bodyboard plus qu’autre chose ?

Après 10ans de pratique, j’ai du arrêter le judo en compétition à cause d’une blessure. Et j’ai retrouvé avec le bodyboard, le plaisir de l’engagement et de l’adrénaline que je n’aurai pas retrouvé dans un autre sport. Le tout dans un univers très fun !

Si tu étais une musique tu serais ?

Un bon morceau de rock des Red hot chili peppers.

Si tu étais une vague tu serais ?

J’aimerai bien être une grosse vague comme Teahupoo ou Pipeline.

Merci Émeline et à bientôt sur les vagues.

Inside surf school

De la graine de championne !

Emeline, est la dernière recrue féminine du Team Inside. Je l’ai rencontré plage des Conches son home spot alors quelle surfait avec une amie.
Nous étions là au pic en face de la cabane. Moi en pose, elle en vacance… Je suis allé à sa rencontre pour la motiver et lui donner deux trois conseils. Avec son grand sourire elle m’a répondu et a continué sa session toute heureuse de profiter des vagues du jour.


Les sessions se succédèrent au rythme des vagues et Emeline, toujours présente commençait à montrer de plus en plus de qualités de surf. Emeline intégra le LSC peu après et commença les entraînements sérieusement. Son engagement à toute épreuve, son endurance et sa gentillesse inspirèrent le respect et la sympathie de toute l’équipe très rapidement.
Longue route et bonne vague, buena onda !

Félicitation Emeline pour ta 4éme place au Championnat de France 2011.

souvenirs d’été !

Il y a quelques années, il était courant de croiser des bodyboarders pro en tournée sur les terres vendéennes.

Mais alors même que le nombre de pratiquants augmentait les visites des professionnels se sont estompées et les kids n’ont plus eu la possibilité de côtoyer leurs idoles. Certes les vagues ne sont pas les plus réputées du littoral français mais la communauté Bodyboard y est importante. Aussi, lorsque le champion du monde en personne vient fouler le sable de nos contrées c’est jour de fête pour le bodyboard vendéen.

C’est donc en nombre que sont déplacés les bodyboarders pour rencontrer Amaury Lavernhe. Venant de tout le département et même au-delà de la Vendée, ils ont répondu présent à l’invitation lancée par Inside Surf School et son moniteur Ghislain Vaginay.

La journée avait pourtant mal débutée, session tow-out avorté pour cause be boots enroulé dans la turbine et les orages de la matinée faisaient peser de nombreuses incertitudes sur le déroulement des activités.


Heureusement le ciel s’est progressivement éclairci, le soleil est réapparu ainsi que quelques vagues surfables et les visages se sont enfin détendus laissant augurer une belle journée.

Mais ce qu’on a pu constater en premier lieu c’est l’incroyable popularité du bodyboard puisque Amaury Lavernhe a passé près de deux heures a dédicacé de nombreuses planches, t-shirts ou posters ainsi que son livre. Ce ne sont pas moins de 150 personnes qui se sont présentées pour obtenir une dédicace du champion du monde. Des bodyboarders bien sûr mais également de très nombreux touristes venus rencontrer le champion du monde en titre. En grand sportif, Amaury a enchaîné signatures et photos avec le sourire qu’on lui connaît se montrant toujours abordable et attentionné.


Pendant ce temps, un tournoi de beach soccer et une démonstration de capoeira se déroulaient tranquillement. Les activités concoctées par Inside Surf School furent ensuite un peu plus électriques : l’échange de stickers ayant donné lieu à la reconstitution de l’Arche de Noé avec une poule et un pigeon, la course de vitesse autour d’une paire de palme donnant lieu à un bal de tourniquet diabolique à des vrilles improbables en guise de sprint final. Enfin la course de palmes en tandem à un régicide par deux jeunes bodyboarders locaux détrônant Amaury sur le fil.



A l’issue de cet après-midi épique, la plupart des personnes s’est retrouvée au Bud Café pour assister en toute décontraction à la projection du film Oz Moz. Les plus motivés auront également esquissés quelques pas de danse sur le funk de Dj Suspect et de son MC the real Fack Mc jusqu’à 2 h du matin.

Merci à toute et tous pour avoir fait le déplacement, pour cet super journée.
Merci tous particulier à Amaury, pour nous avoir fait confiance et pour avoir répondu présent et pas qu’un peu !

Aloha !